C’est dans une chambre de rêve que Lilia Ango Ela a vécu le pire…

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J’aurais préféré en ce début d’année vous parler d’un sujet bien plus léger. De fonds de teint, du sable blanc des plages de l’océan indien, voir même de la liste d’escarpins que je compte m’offrir dans les prochains jours mais non !

Mon discours est tout autre aujourd’hui. C’est une note de colère en écho au désarroi de Lilia Ango Ela que je rédige ceci :

Une jeune femme publie un appel à l’aide, sur un viol dit subit en troisième au Cameroun sur les réseaux sociaux et ça ne semble parler à personne. Bien au contraire, on l’accule.

C’est à coup de : « on te viol en 3ième, tu parles après le Master, t’as craqué » ?  ou encore « toute ta vie a été sexe drogue et alcool, t’es même pas crédible » et de « elle est tellement instable cette fille, c’est une menteuse et puis, elle a dû chercher », « si elle dit qu’elle a été violée, pourquoi elle parlait encore à certains d’entre eux » « Ah, c’est le mouvement Mee Too et Balance Ton Porc qui lui donne ce courage…, qu’au final son cri de détresse se transforme en lanières de fouet telles des coups directement portés au cœur.

Quelle colère ! C’est de la colère que de constater que l’Histoire n’enseigne donc rien à cette jeunesse pourtant avertie ?

Je vais donc restituer les faits énoncés dans sa vidéo afin que ceux qui trouvaient cela risible puissent éventuellement réévaluer le caractère peu comique de la situation.

Lilia Ango Ela, une jeune fille de 22 ans aujourd’hui, ayant fait ses études à Yaoundé (Cameroun) jusqu’en troisième à Fustel de Coulanges prend de courage les réseaux sociaux pour partager ce qui semble être un agression sexuelle commise par 3 garçons de sa génération. 

Elle confie qu’en troisième, afin de célébrer les résultats du brevet, elle se retrouve de son plein grès chez un de ses présumés amis de longue date (chez qui elle semblait avoir l’habitude d’aller), que de fil en aiguille, durant la soirée (piscine, pizza, alcool), deux autres jeunes se joignent à eux. Ne se sentant plus forcément à l’aise, Lilia décide de rentrer chez elle.

C’est en allant se changer dans une des chambres de la maison qu’une entrée sporadique faite par son ami dans la pièce (qu’elle vivait initialement comme une plaisanterie), se transforme en violation de son intimité par la présence non souhaitée de ses 3 jeunes hommes dans la chambre, puis par une agression sexuelle des trois garçons dont un viol commis par l’un d’entre eux.

Voici en quelques lignes le résumé de ce qui a été partagé par Lilia sur les réseaux sociaux.

J’ai beau chercher ce qui fait rire et vous savez que dans toutes situations je suis la première à vouloir être comique mais je ne vois pas.

Plusieurs points me dérangent profondément sur les jugements portés en son égard.

Lilia Ango Ela

– Le jugement temporel : « on te viol en 3ième, tu parles après le Master, t’as craqué » ? Avez-vous été des victimes de viols pour savoir quel en est l’impact psychologique ? Le traumatisme de la victime ? La honte ressentie ou même la peur de ne pas être crédible ? Pour ne citer que ces cas de figures. Saviez-vous que la loi accordait 10 ans aux victimes d’agressions sexuelles afin de porter plainte et que au moment où je rédige ce texte, les discussions sont ouvertes dans l’objectif d’allonger cet espace temps car beaucoup de victimes restent dans le plus gros des silences jusqu’à se sentir suffisamment courageuse pour en parler. Il est très ignorant comme commentaire que de porter un jugement sur le choix d’une victime de porter plainte ou de s’exprimer « tardivement ».

– L’affect : « si elle dit qu’elle a été violée, pourquoi elle parlait encore à certains d’entre eux »… Me fait presque penser à « si il la bat pourquoi elle l’aime encore »… Vous pensez réellement que lorsqu’on vous fait du mal vous arrêtez de nulle part d’aimer la personne ? Vous pensez réellement cela ? Regardez déjà comment vous peinez à arrêter d’aimer R.Kelly (un artiste que vous n’avez sans doute même jamais vu en concert) avec tous les mandants d’accusations de pédophilie qu’il a contre lui mais vous avez des attentes peu réaliste face à une jeune fille qui dit bien qu’elle connaissait les présumés agresseurs… Une victime peut très bien continuer à fréquenter son agresseur, surtout si la société ne lui permet pas d’exprimer ce qu’elle a vécu ou que l’autre partie est suffisamment influente pour ne pas en faire un opposant… Vous êtes tout de même incroyable !

– Le jugement de valeur & l’amalgame : « toute ta vie a été sexe drogue et alcool, t’es même pas crédible ». Je suis bien la première à défendre bien des maux mais l’absurde, je n’y arrive toujours pas. Vient-on de faire 15 ans en arrière ? L’époque ou on comprenait les agresseurs et agressions faites aux femmes qui portaient des minijupes, ou encore de celles qui sortaient tard le soir et tant qu’à faire, des femmes dites aguicheuses… « oh elle l’a bien cherché » disait-on… Ne me dites pas qu’on revient à cette époque de pleine ignorance…

Je me demande si ces mêmes personnes à la science exagérément infuse (proche de la chimère) comprennent également (bah oui, par analogie tant qu’à faire), comprennent-elles les viols commis sur des femmes voilées ? Des sœurs au Vatican ou encore des femmes dans le coma (comme j’ai encore pu le lire ce matin)….

C’est triste à dire mais bien vrai, la communauté noire est dans le déni lorsqu’il s’agit de viol. On vous pousserait davantage à aller déposer une plainte pour un portable volé que pour une agression sexuelle. On ira même parfois jusqu’à accuser les victimes d’avoir cherché ! Combien de cas de viol d’enfant sont justifiés par « elle voulait le séduire, on voyait comment elle tournait autour de lui »… La peur, le déni et la honte, tout comme les mouches doivent changer d’âne. Rompons l’omerta qui vise à mettre en sourdine ces crimes en Afrique. L’HUMAIN N’EST PAS UN JOUET.

– La Politique de l’autruche : Doit-on encore leur rappeler qu’une accusation de viol n’est pas un sujet de plaisanterie et que certes la présomption d’innocence est une chose (pour ceux qui restent à raison neutre en attendant la loi), mais protéger la présumée victime l’est tout autant… Il en va d’une responsabilité morale !

Et puis si on suit votre démarche réflective : lorsque vous dites déjà que quelqu’un « à l’air de…. », la présomption d’innocence n’a plus lieu d’être… Soit vous êtes juste et vous attendez les décisions de justice en SILENCE, soit vous arrêtez de faire la politique de l’autruche à coup de « Ce sont quand même mes amis, je préfère ne pas m’en mêler ».

Il est fou de constater (comme mentionné plus haut) que, pour un sac volé à la sauvette par une moto en marchant dans la rue, votre entourage vous accompagnera et encouragera à déposer une plainte bien plus facilement que pour reporter un viol ou agression physique (dans le cadre domestique)… La condition de la femme est-elle si formatée à subir ? A toujours réduire au silence les maux ou supporter les abus ?

Doit-on vous rappeler que 4 cas de figure de viol sur 5 sont commis par des gens que l’on connaît ? 4 cas sur 5, QUATRE CAS SUR CINQ. Cette idée populaire qui vise à croire que ce sont des étrangers qui sont les premiers agresseurs est fausse… Notre entourage est le premier terrain miné (membres de la famille, amis, connaissances, même lycée)….

Lilia Ango Ela

– Doit-on également vous enseigner une fois de plus que le corps d’une femme est le sien et qu’elle en fait ce qu’elle veut ? Cela ne justifierai en rien, ni ne validerait sous aucun prétexte qu’on a le droit de porter atteinte à son corps !

La Madone, la Putain, les deux, chaque femme est libre de ses choix. Justifier une agression à coup de « ah, elle était souvent dans ce genre de plan, aujourd’hui elle vient crier au viol » ? c’est apporter un jugement de valeur et un AMALGAME qui n’ont pas lieu d’exister. Devrions-nous comprendre par le même billet, que celles qui n’ont eu que des rapports à deux ne doivent pas venir parler non plus ou alors au contraire, elles, elles ont le droit si elles se font aussi agresser à leurs tours ? D’ailleurs à partir de combien de partenaires peut-on prétendre avoir le droit de dénoncer ? 1 ? 2 ? 10 ? La communauté attend une réponse sous huitaine.

On va ré-ouvrir son dico pour les plus petits d’entre nous et reprendre une définition qui jusqu’à lors aurait dû être acquise :

VIOL :

« Le viol est défini par le Code pénal (article 222-23) comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. On distingue le viol des autres agressions sexuelles à travers l’existence d’un acte de pénétration qui peut être vaginale, anale ou buccale. Cet acte peut être réalisé aussi bien avec une partie du corps (sexe, doigt…) qu’avec un objet. »

Mon rôle n’est en rien de dénoncer les accusés, je ne suis pas témoin et ne connaissais encore pas la victime jusqu’à la veille.

Ce que je sais avec certitude en revanche est que j’ai échangé durant de longues heures avec une jeune femme désarmée, fragilisée, très fatiguée et si triste. Si triste… qu’il m’a fallu trouver les mots justes pour lui dire que ça ira. Sans la faire paniquer, ni même la faire rêver mais simplement lui faire comprendre que chaque minute compte lorsqu’on va de l’avant.

J’ai écouté une jeune femme d’à peine 22 ans qui pense que sa vie s’est arrêtée, qui souffre de la disparition d’un père partie trop top et, qui comme elle le dit si bien, « j’ai toujours souffert de la mort de mon père et je ne me suis jamais cachée de souffrir ». 

Une jeune femme qui n’a pas trouvé sa place durant le long de son enfance (comme beaucoup de jeunes), moquée et isolée de par ses différences et sans doute sa blessure d’enfance qui ne lui a pas donné le temps de s’ouvrir plus…

« Elle ne va pas bien cette fille, elle n’est vraiment pas bien » m’a t on dit lorsque je me suis penchée sur son histoire entendue une semaine plus tôt… Mais ? Ce n’est pas aller bien que de vouloir être aimée ? J’aimerai comprendre à quel moment vous prendrez en compte votre négligence aussi… A tous vouloir sauver Amy Winehouse et lapider Lilia. Quel est votre diapason ? Donnez-nous les critères qu’on comprennent un peu aussi…

Une jeune femme désorientée, incitée par ses camarades d’époque à sauter du balcon si l’envie lui prenait de vouloir se donner la mort et, une jeune femme fatiguée d’être seule…  Une jeune femme comme on en croise le long de nos années d’école et auprès desquelles on s’arrête peu…

Une jeune femme si seule qui, en cherchant simplement, bien que maladroitement l’amour et l’acceptation de l’autre, s’est retrouvée, par des choix qu’elle ne nie pas, à faire des choses qui ne l’enchantait pas davantage.

« Je n’ai jamais eu de plaisir dans ça et pourtant j’étais la première à en parler. Comme je n’avais pas beaucoup de fesses et beaucoup de seins, je ne pouvais pas être désirable, sauf que moi je voulais être désirable… On m’a fait comprendre que pour ne pas être seule il faut que tu te sexualise alors, j’ai commencé à me vendre pour rien »….

Avoir l’impression d’appartenir à une groupe lui était essentiel et je la comprends. Qui n’a pas voulu faire partie des « popular girls » ou, qui n’a pas souffert de ne pas en être une (je parle bien d’une époque d’adolescence) ? Si tous ces films de teenager ne vous ont pas suffit à comprendre le mal être d’un enfant qui ne rentre pas dans le moule, je vous invite simplement à allumer vos écrans pour voir que certains ne passent même pas le lycée…

Lilia Ango Ela

Elle, dans sa fragilité ça se passait mal et, réputations après réputations elle a fini par perdre également la notion de sa propre valeur pendant que les autres, à qui elle voulait tant ressembler et qui faisaient sans doute pareil, elles, on les voyait comme des belles viveuses qui s’affirment… Elle m’a confiée avoir laissé beaucoup de sa personne pour se faire aimer et qu’au final, elle n’y ait jamais réellement parvenue.

Tout le monde n’a pas cette lucidité ni cette force de n’en faire qu’à son rythme à 15/16 ans et ce n’est pas un drame. C’est aux autres également, plus solides d’en comprendre l’aspect sensible et de servir d’appui.. C’est bien connu, ce sont des années difficiles et fortes d’influences ou/et de laisser-aller… Alcool, sexe, fumette, drogue etc… Ne taisons plus les évidences… C’est ainsi qu’on en fait des tabous.

Je vais vous dire une chose qui relate du subjectif : J’ai sincèrement apprécié l’honnêteté de Lilia qui n’a ni caché ses maux, ni ses choix de vie ou simplement les faits… Je m’attendais à écouter une demoiselle à base de « non mais, c’est elle qui m’a proposée la première fois », « ce n’était pas mon idée en premier », « c’est la faute d’un tel » etc… Rien ! J’ai eu en face de moi une jeune femme qui assume pleinement qui elle est sur tous les plans (bons ou mauvais) et, qui n’a pas une seule seconde voilée la face de ce qu’elle qualifie d’erreur et ce qu’elle voudrait changer.

Que sa version tienne ou pas la route pour certains, moi je la crois… Je la crois parce que hier soir, j’ai porté ses baskets et j’ai marché son chemin. Je vois déjà les gens venir avec les « tu n’as pas parlé aux autres », ce n’est pas juste, tu pourrais également les entendre » oui, maiiiisss…. Non.

Je la crois au nom de toutes les victimes qu’on a fait taire par des « présomptions d’innocence » à tomber par terre, je la crois au nom de tous les cris de vérité qui ont dû s’étouffer derrière un manque de preuves et, je la crois auprès des yeux de toutes les larmes qui n’ont pas fini de couler…

Parce que pendant que des témoins (peu valable sur le plan juridique), disent avoir entendu à plusieurs reprises certains membres du trio parler de faire boire les jeunes filles pour après abuser d’elles (même en blaguant), vivent leur « best life » si on veut rester jeune dans l’esprit, Lilia elle, pleure des larmes de sang en pensant que son avenir n’ira jamais mieux, que la société l’a laissé tomber et que, par la lenteur des démarche judiciaire, la loi aussi.

Alors non. De la même manière dont certains sont au rebond pour la traiter de « femme légère » et de « menteuse », je penserai ainsi : Pourquoi une « femme légère » habituée à faire tout ce qu’il vous plaît d’entendre dirait que sa énième relation est cette fois-ci un viol ?

Si vous êtes persuadé.e.s que Lilia est une sombre menteuse et jeune femme instable, n’est-ce pas irresponsable de vous acharner sur ses dires en lui envoyant des notes aussi violentes que cette dernière au lieu de lui suggérer de l’aide ?

Vivons-nous dans une société si comateuse face au mal être ? Même au sein des petits groupes et de la communauté dans laquelle vous avez grandi vous n’arrivez pas à être avenant ?

Qu’il est triste de constater que la pierre est lancée sur un être déjà à terre…

Parce que prendre son téléphone pour y laisser des commentaires nauséabondes est visiblement plus facile. L’inverse cependant aurait été de dire « Bonjour Lilia, je ne sais pas vraiment ce que tu traverses ces jours-ci, mais je te laisse un mot de courage » ou encore, « Lilia, j’ai cru voir que tu n’allais pas bien sur ton dernier post, si tu veux parler, voici mon numéro / le numéro de ma grande sœur /d’un bon psy qui m’avait aidé une fois pour x raison » ou simplement ne RIEN ENVOYER. RIEN ENVOYER est TOUJOURS UNE MEILLEURE OPTION que tout ce que j’ai pu lire ces jours-ci !

Alors je réitère comme au début de ma note : Une jeune femme publie un appel à l’aide, sur une agression dite subite en troisième au Cameroun sur les réseaux sociaux et ça ne semble parler à personne. Bien au contraire, on l’accule.

Il y a des femmes et des hommes qui porteront ta voix Lilia. Et nous te disons que tu es si jeune… 22 ans tu as la vie devant toi… Tu as non pas une deuxième chance, mais une troisième,quatrième, dixième chance de faire mieux, de faire différent et de te reconstruire.

En voici une occasion. Chaque minute en est une nouvelle… Ce que tu traverses ne définit pas qui tu es et, tes erreurs non plus. Chaque parcours est atypique et constructeur. Tout le monde ne passe pas par les mêmes chemins et, les chemins identiques sont de toutes les façons vécus différemment…

Je n’irai pas dans les détails qui ont fait de notre conversation l’une des plus lourdes que j’ai eu à porter au cœur ces dernières années.

Je te dirai uniquement ceci : Tu t’en tiens à notre plan A, tu décroches ta licence en géopolitique dans la faculté dans laquelle tu sembles te plaire, tu développes le projet qui te passionne et à ton TOM 6 je me penche sur le TOM 1, et tu fixes cette couronne qui n’attendait que toi pour briller à nouveau parce que ta valeur, c’est toi qui te la donne et personne d’autre…

Et surtout n’oublies pas : dans un vase ou dans une bouteille en plastique, une plante entretenue avec amour pousse de la mème façon.

Lilia Ango Ela

A toutes les jeunes femmes et hommes qui me lisent, n’ayez jamais peur de crier votre peine, aussi petite que vous pensiez que votre voix puisse porter.

Une personne autour vous donnera toujours le courage de tenir droit face à vos réalités et, si votre parole ne porte pas justice, vous serez délivré.e.s du silence qui vous ronge et, protégerez la prochaine personne qui aura vécu les même agressions parce que quelque part, à la fin de la journée, l’idée est de se protéger du mieux qu’on peut et de réduire au silence ceux qui vous ont volé une part de votre histoire.

V.

6 Responses
  • Aïno
    janvier 6, 2019

    L’homme est mauvais et n’a pas de compassion pour son prochain. J’ai pu voir au cours de ma vie ( sur le plan familial) qui m’était interdit de me plaindre ( surtout ma mère)… Quand on avait mal, on devait se taire et digérer voire vivre avec. Mais je n’ai jamais écouté ce qui m’avait été dit. Il fallait que je parle sinon j’allais me tuer .. Enfin bref je continuerais de le faire même si je dois me faire détester

  • Raissa Eyango
    janvier 7, 2019

    Les mots me manquent pour t’exprimer ma joie.. oui la joie de voir que il y’a des personnes qui réfléchissent comme moi et qui défendent la cause des plus fragiles.
    Je te souhaite beaucoup de courage..
    Cordialement,

  • Audrey
    janvier 7, 2019

    Cet article est une merveille.
    Merci à toi d’avoir partagé son histoire.

  • Marina Tomo
    janvier 7, 2019

    Je n’arrive même pas à comprendre comment des gens peuvent lui dire ça. Quand je l’ai appris j’ai eu tellement mal pour elle bien qu’on ne se connaissait pas vraiment.
    En tout cas beaucoup de courage à elle j’espère vraiment de tout mon cœur qu’elle arrivera à se reconstruire et aller de l’avant.

  • Eva Ya'a
    janvier 7, 2019

    Je n’arrive même pas à comprendre comment des gens peuvent lui dire ça.
    Entendre une histoire pareil, ça fait telles mal au cœur, et dans la vidéo on voit toutes ses émotions défiler la douleur…
    En tout cas beaucoup de courage à elle j’espère vraiment de tout mon cœur qu’elle arrivera à se reconstruire et aller de l’avant.

  • Anne-Marie
    janvier 8, 2019

    Bravo Vanessa. Quand d’autres hurlent avec les loups tu dis ce qui est juste. Remarquable. Merci pour notre Lilia et pour toutes/tous les autres.

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