Spending a life being a color…

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 Essayons de comprendre pourquoi les femmes choisissent l’alternative « blanche neige » et d’où vient le « problème ». P’tit historique! En 1712, William Lynch, un esclavagiste de la Barbade, a tenu un discours aux Etats-Unis, expliquant en quoi consistait sa fameuse méthode qui lui permettait de mieux contrôler ses esclaves. Il privilégiait certains esclaves au détriment des autres, sur la base de plusieurs critères: la couleur de peau en faisait partie. Les esclaves plus clairs étaient mieux traités. Ainsi, il attisait de la jalousie au sein de ses esclaves, qui seraient divisés et n’auraient plus en tête de s’unir pour tenir tête à leurs maîtres…. (diviser pour mieux régner…. Always have, Always will….)…

En Afrique par exemple et plus précisément au Rwanda. Les colonisateurs ont privilégié le peuple Tutsi (tribu constituée de personnes plutôt claires de peau). Ils mesuraient même la largeur des nez : plus le nez était fin, plus on avait accès à un poste important. L’autre tribu du Rwanda, les Utu (peuple aux caractères négroïdes prononcés), se sont sentis rejetés et ont nourris de la jalousie envers les Tutsi, au point de vouloir les exterminer. On connaît la suite de l’histoire…

Entre 1900 et 1950, dans plusieurs quartiers noirs de grandes villes américaines, le système du Brown Paper Bag (le sac en papier marron)  était utilisé. Né en Nouvelle-Orléans, il consistait à exclure les noirs plus foncés, en leur faisant passer le test d’entrée qui compare leur couleur de peau au sac: si leur peau est plus claire ou de la même couleur que le sac, ils sont admis.

Sinon, ils sont exclus. Ce test était utilisé à l’entrée des boîtes de nuit, des églises et autre lieux de rassemblement.

On voit bien qu’à travers les générations, les noirs (mais pas seulement) ont mûris ce culte de la peau claire. La méthode Lynch qui garantissait un contrôle des esclaves pendant 300 

ans, continue d’avoir des répercussions et se révèle contrôler l’esprit des populations noires même aujourd’hui.

S’éclaircir la peau n’est pas un simple acte physique, il est le résultat d’un complexe, directement lié  à l’histoire même du peuple noir. Mais ça, j’en ai tenu compte bien TARD!

là c’est une photo de la magnifique Iman mais je doute néanmoins que ça soit elle sur la photo de 1975… et vous?

Les médias y sont pour beaucoup!

Rassurez vous Les noirs ne sont pas les seuls à avoir ce problème!!! en Inde nous retrouvons aussi ce complexe…. sans doute historique voir culturel et j’irais même jusqu’à dire religieux…. et les procédés sont exactement les mêmes! ici, une page facebook (indienne) permet d’essayer une crème et de voir comment on deviendra après l’avoir appliqué! comme vous le voyez, « blanche neige » a encore frappé à la porte des complexés ou pas!…..

Dans trois États du nord de l’Inde, plus de la moitié des sondés (environ 11.577 personnes) privilégiaient la couleur de la peau comme premier critère pour le choix du partenaire.

« acheter un pot de crème blanchissante dans l’espoir d’une « vie meilleure ». » 

 
Là j’essaye d’obtenir une interview avec une fille qui s’est « décapée » pendant quelques années et qui aujourd’hui à tout arrêté! j’espère qu’elle acceptera de faire part de son expérience (même sous anonymat)

*Ps: je ne pense pas qu’aujourd’hui s’éclaircir la peau vienne nécessairement d’un complexe. ça devient sans doute un choix « esthétique » (certes mal utilisé) mais esthétique. ça reste bien entendu un postulat car jusque là, je n’ai jamais vraiment eu le courage de demander à une concernée pourquoi est ce qu’elle le fait.

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